D'un jardin pas si tranquille - 2ème partie

Publié le par La Plume de Chalifert

Arsène Lupin

Arsène Lupin serait-il encore en vie ?

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, et bien que l'on n'y parle qu'à voix basse, seuls les oiseaux s'autorisant à lancer joyeusement leurs trilles dans les arbres qui l'ombragent, le cimetière vit le jour, peut-être aussi la nuit, mais comme il est fermé...

L'on peut y rencontrer le passant qui cherche quelque renseignement généalogique, la femme qui chaque jour vient parler à son défunt mari ; celle qui se promène et salue tous ceux qu'elle a connus et qui reposent maintenant pour l'éternité ; celles et ceux qui viennent arroser les fleurs qu'ils ont plantées ; les maris qui rendent visite à leur femme trop tôt partie ; la mère qui pleure sur le tombeau de sa fille bien-aimée et la jeune fille, assise sur un rebord de pierre, qui vient confier son chagrin à sa grand-mère.

Le cimetière est aussi un lieu de rencontres où, sans crainte de gêner ses occupants, l'on peut échanger, près de la fontaine, quelques mots entre visiteurs.

Ceux que l'on ne voit jamais car ils prennent soin d'éviter tous les autres (mais comment font-ils ?) sont ceux ou celles qui, sans scrupule, décorent leurs jardins grâce aux jardinières et paniers abondamment fleuris qu'ils soustraient aux tombes auxquelles elles étaient destinées en « oubliant » de laisser leur carte de visite.

Y aurait-il là-dessous quelque chose à voir avec le concours des maisons fleuries de notre village.

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Publié le 15 mai 2010

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