De la carte de voeux

Publié le par La Plume de Chalifert

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La tradition d'envoyer ses souhaits à l'occasion de la nouvelle année sur une carte de voeux serait née en Grande-Bretagne en 1840 avec l'apparition du premier timbre-poste qui facilita grandement l'échange de courriers.

Les Anglo-Saxons, contrairement aux Français, envoient leurs voeux pour Noël et, afin d'être certains que leurs cartes seront reçues avant le 25 décembre, en inondent la planète dès le mois de novembre.

Il en est de même concernant la carte de voeux télévisuelle de la reine d'Angleterre ou du président des Etats-Unis, par exemple, qui est offerte à leurs sujets le soir de Noël.

Autrefois, en France, la tradition était, dès le 1er janvier, d'aller de maison en maison, offrir des étrennes (menus cadeaux) aux familles, amis ou voisins. La carte de voeux a remplacé cette aimable tradition, et les Français se sont arrogé le droit de présenter leurs voeux du 1er au 31 janvier, ce qui arrange les paresseux ou les étourdis.

Toutefois, les nouveaux moyens de communication que sont Internet et le téléphone mobile ont considérablement modifié nos comportements.

Le 31 décembre au soir, les opérateurs de téléphonie mobile s'arrachent les cheveux pour acheminer les millions de SMS envoyés par des millions de Français.

La carte virtuelle, gratuite ou payante, romantique ou bêtifiante, a également fait une avancée remarquable, permettant d'envoyer ses voeux à tous ses contacts à la fois, ou, pour les perfectionnistes, de les personnaliser.

Ecologie aidant, les entreprises ont trouvé là un moyen de se valoriser en arguant du fait qu'envoyer une carte virtuelle permettait de sauver des arbres.

Néanmoins, la petite image d'Epinal scintillante que l'on trouve dans sa boîte à lettres lorsque le facteur a bien voulu braver les éléments pour l'y déposer, a encore de beaux jours devant elle !

 

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Publié le 11 janvier 2010   

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