De nos champs de colza

Publié le par La Plume de Chalifert

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Pour l'homme, ses animaux ou... sa voiture

Il n'aura échappé à personne que, particulièrement ce printemps, les champs de colza se sont multipliés dans nos campagnes.

Les jours de grisaille, nous ne pouvons que nous en réjouir tant ils ensoleillent notre paysage. Lorsque le ciel est d'un bleu intense, seulement parcouru de nuages qui s'effilochent sous la caresse du vent, le spectacle qu'ils offrent est des plus délicats. Pourquoi les grands peintres ne se sont-ils penchés que sur les champs de coquelicots ou de lavande ?

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De surcroît, n'en déplaise à certains, je trouve que les fleurs de colza ont une odeur suave dont il faut profiter avant qu'elles ne se fanent pour devenir une graine beaucoup moins attrayante.

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Toutefois, je me demande si une telle profusion de fleurs au jaune éclatant n'indique pas que nos paysans délaissent la culture des céréales qui nourrissent l'homme, au profit de celle, sans doute plus lucrative – quoique – d'une graine qui, transformée, deviendra le carburant de demain de nos automobiles.

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Quid de l'huile de colza, si bonne pour la santé des hommes ?

Quid du fourrage destiné aux animaux que nous mangeons ?

Devrons-nous bientôt faire le choix entre rouler ou manger ?

Si la sécheresse persiste et que le ciel ne pleure pas bientôt sur le blé qui lève, le choix sera vite fait !

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Publié le 24 avril 2011

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