Du bon usage des vacances

Publié le par La Plume de Chalifert

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Savons-nous mettre notre esprit en vacance ?

L’on m’a raconté qu’au milieu du siècle dernier, le 13 juillet, veille des grandes vacances, les enfants des écoles chantaient une joyeuse comptine : « Vive les vacances, plus de pénitences, les cahiers au feu, les maîtres au milieu… »

Qui oserait, de nos jours, seulement murmurer l’air d’une telle comptine sous peine de voir les petits garnements mettre ces paroles à exécution ?

A cette même époque, pour les uns, c’étaient les vacances au bord de la mer dans la maison familiale, ou, pour les moins fortunés, s’ils habitaient en ville, les flâneries avec les copains dans les rues et les parcs. S’ils vivaient à la campagne, les balades à travers champs et les pique-nique au bord des rivières étaient les bienvenus.

Pour les moins chanceux, la participation aux travaux des champs était de rigueur, glanage des épis de blés laissés par la moissonneuse-batteuse, ramassage des pommes de terre oubliées par les cueilleurs… Et, presque pour tous, il y avait les moments d’ennui, que ce soit à cause de la pluie ou tout simplement parce qu’ils ne savaient pas quoi faire.

Heureusement, aujourd’hui, nombreux sont les enfants qui ne sont pas rivés à leur écran ou accrochés à leur Play Station à longueur de journée, et qui trouvent le moment de s’ennuyer. Ils ne connaissent pas leur bonheur !

Qu’y a-t-il de plus voluptueux qu’avoir du temps pour ne rien faire ? Du temps pour rêver, laisser son esprit vagabonder, mais aussi créer car de toute réflexion peut naître une création.

A tous, je souhaite de très bonnes vacances… pleines d’ennui !

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P.S. Il n’est pas dit que je sois capable de laisser mon esprit errer trop longtemps !

Publié le 3 juillet 2011

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