Du massacre des cerisiers sauvages

Publié le par La Plume de Chalifert

P1180502.JPG

Faut-il cultiver la nostalgie ?

Ils avaient grandi en bordure d'un champ et du chemin de la Haillette (toujours lui !), ouvrant sous le regard des passants leurs délicates corolles blanches au printemps, avant d'offrir à leur gourmandise, à l'aube de l'été, les petites baies presque noires qui laissaient sur la bouche et les mains des taches indélébiles. Mais qu'importait ? C'était un plaisir simple tant pour les adultes que pour les enfants qui picoraient les « merises ». Une pelleteuse les a sauvagement mutilés. Ils ne s'en remettront peut-être jamais.

n peu plus loin, dans l'enclos où gambadent un cheval et un poney, survit envers et contre tout un cerisier « Montmorency » dont les fruits juteux mais acides, déclenchent une grimace. Mais c'est tellement bon de les croquer presque directement sur l'arbre ! Il est maintenant si loin de la barrière qu'il est devenu inaccessible.

Et si l'on continue la promenade, le crime est encore plus affreux : les noyers qui longeaient la grande prairie où broutaient les moutons ont été, eux aussi, mutilés puis emprisonnés derrière des grilles qui n'ont pas empêché l'enlèvement des brebis !

Lorsque viendra le temps des noix, nous n'aurons plus la joie de les chercher dans l'herbe desséchée et de salir nos mains en les libérant de leurs jolis corsets verts !

Ramasseur-de-noix-de-face.JPG

Quelques années de la vie d'un enfant... un grand pan de celle de nombreux Chaliférois se sont ainsi évanouis. Peut-être pour se réfugier au fond de leur mémoire ?

La plume Clipart image fourniture encrier plume 

Publié le 27 avril 2010

Commenter cet article